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« La gouvernance est un atout pour surmonter une crise financière »

Publié le 27/04/2008

Pour le directeur du Centre Hospitalier de Lens, Lucien Vicenzutti, la mise en place de la nouvelle gouvernance a permis de responsabiliser les médecins de l'hôpital pour la mise en œuvre d'un difficile projet de plan de retour à l'équilibre.


 

 

lucien_vicenzutti.pngQuel est le rôle joué par le Conseil exécutif au sein de votre établissement ?  
Lucien Vicenzutti : Nous avons veillé à être au plus près du texte sur la nouvelle gouvernance afin que le Conseil exécutif puisse investir pleinement son rôle, c'est-à-dire la préparation des délibérations soumises au Conseil d’administration dans la définition de la stratégie. Le Conseil exécutif du CH de Lens réunit 6 médecins représentants de la CME et 6 représentants administratifs. Des rencontres hebdomadaires entre la direction et le président de la CME permettent une absence de distorsion entre les médecins qui siègent au Conseil d’administration et ceux du Conseil exécutif. Grâce à ce fonctionnement sur le mode du consensus, nous avons pu passer l’année dernière le plan de retour à l’équilibre. Il est prévu que les résultats de ce plan soient évalués par le conseil exécutif.

S’agissant des pôles, avez-vous mis en place des contrats ?

L. V. : Nous avons constitué 14 pôles il y a un an, les contrats de pôle ont été expérimentés sur deux d’entre eux. Nous avons surtout travaillé sur la rédaction et la mise en oeuvre d’objectifs de qualité, d’activité et d’optimisation. Nous en sommes actuellement à la généralisation de ces contrats de pôles, une démarche qui été validée par le conseil exécutif. Les chefs de pôle sont demandeurs de tableaux de bord de pilotage mensuels. Ces tableaux de bord, que nous sommes en train de mettre en place, permettront au trinôme de pôle de connaître chaque mois la production d’activité et les coûts directs. En comparant ces indicateurs aux objectifs prévus, chaque pôle pourra calculer sa valeur moyenne de production par praticien ainsi que le nombre de cas pris en charge par équipe de soins.       

Projetez-vous de mettre en place une délégation  de gestion ?
L. V. : Une vaste action de formation pour les médecins et les cadres a été lancée cette année afin de préparer la mise en place en 2009 d’une délégation de gestion. Le principe a été débattu au sein du Conseil exécutif. Nous souhaiterions une délégation au regard de l’équilibre médico-économique, c'est-à-dire donner suffisamment d’autonomie au pôle pour qu’il puisse s’organiser. Cela dit, il ne faudrait pas qu’un pôle se comporte comme une PME incontrôlable. Des garanties doivent être apportées, car il est nécessaire que la gestion de pôle soit respectueuse des organisations défendues par les syndicats. Les syndicats de l’établissement ont voté le projet social, ils doivent être partie prenante. La machine est lancée, il faut rester modeste et humble ! La mise en place de la nouvelle gouvernance, loin d’être un obstacle pour surmonter une crise financière, est au contraire un véritable atout.
 

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