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Un centre d'angioplastie « Angers-Laval » grâce à la télémédecine

Publié le 21/10/2009

Une coopération inédite de télémédecine entre le Centre Hospitalier de Laval et le CHU d'Angers permet aux patients de Laval de bénéficier d'une activité d'angioplastie coronaire de grande qualité. Entretien avec le Professeur Philippe Geslin, ancien chef de service au CHU et porteur de ce projet innovant.

 


CH_LAVAL_FLUX.pngQuelle a été l’origine du déploiement de cette procédure de télémédecine entre un centre hospitalier d’une part et un CHU d’autre part ?
Le service de cardiologie de l’hôpital de Laval rencontrait un problème de pénurie de médecins cardiologues. Afin de faire bénéficier les patients de cet hôpital de l’angioplastie coronaire, un élément important du traitement suite à un infarctus du myocarde, il a été décidé de mettre en place une procédure de télémédecine dans le cadre de la coopération entre les deux établissements. Les angioplasticiens de Laval sont ainsi intégrés dans l’équipe angevine via la télémédecine. La procédure en place entre le CH de Laval et le CHU d'Angers permet à la fois de proposer une transmission d'images médicales dynamiques en direct mais aussi de tenir un dialogue simultané entre praticiens , et ce de manière pérenne et stable. C’est un transport simultané de la voix, de l’image mais aussi de données complémentaires. Ceci permet une supervision de l'acte d'angioplastie à distance avec visualisation des examens en temps réel. Cette prouesse technique s’appuie sur un  réseau à très haut débit.

L’objectif consiste donc à assurer la qualité des angioplasties pratiquées à Laval ?
C’est effectivement le but de cette opération. Pour assurer la qualité et la sécurité du geste d'angioplastie, celui-ci doit être réalisé au sein d'une équipe entraînée et suffisamment importante. Chaque membre de l’équipe bénéficie de l’expérience de chacun. De plus, ce n'est pas tant le nombre d'actes réalisés par un angioplasticien donné qui est garant de la qualité mais plutôt le nombre d'actes réalisés par toute l'équipe au sein de laquelle il exerce. La notion de volume d’activité est essentielle. Les études montrent que la qualité de l’acte augmente lorsqu’un centre d’angioplasties tend vers un millier d’actes annuels, et ce quelque soit l’opérateur. En 2007, dans le cadre de l'expérimentation et la mise au point de la coopération, le centre "Angers/Laval" a réalisé plus de 700 angioplasties.

Le développement de la télémédecine entre les centres d’angioplastie permettrait ainsi d’augmenter la qualité globale de la prise en charge ?
Beaucoup de petits centres d’angioplastie se sont ouverts ces dernières années, même s’il existe depuis peu une réglementation fixant à 350 le nombre d’actes annuels pour conserver une autorisation. Le développement de la télémédecine entre petits centres d’angioplastie et centres plus importants devrait permettre aux premiers d’avoir une activité suffisante pour assurer la qualité de l’acte. 

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